Pessac Léognan

 

L’appellation Pessac-Léognan, la plus importante de la région des Graves, dont le tiers septentrional est situé à proximité immédiate de Bordeaux, ne date que de 1987. Elle est la seule région du Bordelais à produire à la fois, des vins blancs et des vins rouges à la qualité reconnue. Sa renommée a permis de stopper le recul du vignoble et contribué à sa reconstitution, à l’image du Château Seguin.

Cette ascension rapide est due au fait que la nouvelle appellation d’origine contrôlée englobe des vins qui avaient déjà été désignés Graves crus classés en 1959 et désormais commercialisés sous la double appellation : Graves et Pessac Léognan.
Sur les 1 300 hectares des communes de Cadaujac, Canéjan, Gradignan, Léognan, Martillac, Mérignac, Pessac, Saint-Médard d’Eyrans, Talence et Villeneuve d’Ornon, les cépages cultivés représentent 3/4 de rouges et 1/4 de blancs. Le cabernet- sauvignon représente à peine 60 %.
L’originalité du terroir des Pessac-Léognan réside dans ses origines :
ces temps lointains de la fin de l’ère tertiaire et des débuts du quaternaire, quand la bouche ancienne de la Garonne crachait des galets roulés, des cailloutis variés, mêlés d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et autres faluns. On retrouve là, tous les composants des fameuses Graves de Bordeaux.

Des Graves, ici, d’une singulière particularité : un mélange savant et harmonieux de quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et roses, des jaspes, des silex, des lydiennes…
L’épaisseur variable (20 cm à 3 mètres, plus de 7m dans les sols de Seguin ) et la disposition en sous-sol sans véritable homogénéité de ces graves, offrent justement, différentes possibilités et personnalisations d’expression, fondements de la diversité, des caractères et des nuances des grands vins de Pessac-Léognan.

 

Un sol de graves est un sol pauvre qui convient bien à la vigne par nature frugale.

Encore faut-il qu’elle ait de quoi boire. En Pessac-Léognan, les dépôts de graves s’inscrivent dans un relief mamelonné et forment des croupes bien dessinées permettant un drainage naturel remarquable. Lequel drainage est renforcé par un réseau hydrographique important des petits cours d’eau, affluents de la Garonne (le Peugue, l’Eau Bourde, l’Eau Blanche, le Breyra, le Saucats). Jamais noyée, la vigne puise ainsi en profondeur du sous-sol, l’eau dont elle a besoin.

 

Après l’eau, le feu, soit la réflexion du rayonnement solaire.

Galets, cailloux et gravillons de surfaces s’imprègnent de la chaleur diurne pour la restituer progressivement aux grappes, lors du passage de l’ombre et durant la nuit, contribuant ainsi à une meilleure maturation du raisin.

En outre, le terroir des Pessac-Léognan possède un climat tempéré, doux, à l’hygrométrie régulière, influencée par l’océan tout proche, tout en bénéficiant de la protection – justement vers l’ouest – de la forêt des Landes girondines. Un microclimat bien délimité qui réussit si bien à des vins d’exception.